L´ÉCOLE

Les symboles Les trois disciplines L’organisation interne Les grands principes

 

L’unité dynamique Le phénix Le bambou Le salut

Le poing fermé imbriqué dans la paume de la main : il s’agit là du CHÀO ÂM/DUONG par lequel s’effectue,symboliquement l’initié de SOLEIL (le poing droit – force positive représentant le SUD et l’élément FEU) etde la LUNE (la main gauche force négative représentant le NORD et l’élément EAU).

  • Le NOIR : profondeur-terre nourricière-gestation (ceinture noire)
  • Le ROUGE : esprit-activité-courage-énergie-principe animateur (ceinture rouge)
  • Le BLANC : loyauté-harmonie-paix-hnnêteté-conceince-être (ceinture blanche)
  • Le JAUNE : corps-stabilité-richesses acquises par le travail-rayonnement lumineux-connaissance (ceinture jaune)

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PHUONG, le PHENIXLe Phénix animal mythique, correspond au Sud, au Feu et au Coeur, il désigne en alchimie interne la sublimation de la force spirituelle du Coeur.Symbolique: Yang. Le Phénix, représente l’activité, la force, l’énergie, le feu, le soleil. Mail il évoque également la beauté et la spiritualité.

Le Phénix renaît de ses cendres : la Loi du RETOUR (Fan)

De toutes les lois qui président au changement et à la transformation constante des êtres, la plus fondamentale est celle du « retour ». C’est la loi de la nature, à laquelle le tao lui-même est soumis : un Yin, un Yang c’est la Tao. Les êtres entrent dans l’existence, puis retournent à leur origine, à la non-existence. Là, est le repos et la stabilité, mais bientôt, ils reprennent leur cycle de transformations.

L’homme doit lui aussi retourner aux sources de l’être qui jaillit toujours nouveau.
Retour à un état de sincérité primitive, que le maître exprime par l’idée de « l’enfant nouveau né », vivant symbôle de l’innocence.
L’homme qui veut retourner à cet état de pureté primitive doit devenir semblable au tout jeune enfant, en laissant passivement agir le Tao en lui.
Le symbole de cette passivité indispensable est le « féminin » ou le « réceptif ».

Tao-Tö-King chap. 28

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Originaire du sous continent asiatique, il fait désormais partie du paysage de la plupart des pays chauds et humides et particulièrement de toute l’asie du sud-est. certaines espèces sont parvenues à s’aclimater dans les régions septentrionnales, notamment au Japon et jusqu’en France où il existe une des plus grandes bambouseraies d’Europe.Le bambou accompagnait le chinois de sa naissance à la mort, lui fournissant son berceau et son cercueil et lui procurant au cours de la vie abri, chaleur, la musique, son lit, ses nattes, sièges, chapeaux, chaussures, outils, échafaudages…Il fut après l’os, le premier support de l’écriture antique;les tablettes de bambou reliées permirent de retransmettre l’intégralité des classiques de la Chine.

Le caractère « Zhu » (bambou) désigne également le premier instrument de musique, une flûte en bambou, qui suivant la tradition, permit à l’empereur Jaune, de créer la note jaune qui fut à l’origine de la musique chinoise.

Le bambou était aussi la matière première essentielle à la confection du papier, invention chinoise, qui était indispensable à l’imprimerie, inventée en Chine plusieurs siècle avant Gutenberg.

Les premiers explosifs, servant aux feux d’artifice, étaient contenus dans des tubes en bambou; en Chine, un pétard, indispensable à toute fête se dit encore « Bao » (bambou vert) ce qui, par extension, signifie exploser ou proclamer.

LA SYMBOLIQUE DU BAMBOU

Tout d’abord il est synonyme de provenant des Indes (Tien Zhu), donc de Boudhisme, et demeure attaché à cette religion, puisqu’il est souple et bienveillant. Parce que son coeur est vide, il représente la modestie. Lao Tseu, dans le Tao Te King, n’affirme-t-il pas qu’il faut « vider le coeur et remplir le ventre » ?
Pliant devant l’adversité, il se redresse toujours et demeure vert pendant la saison hivernale, signe de pérénité et de constance.
Enfin, il évoque l’aspect de « NON RESISTANCE », adage employé pour définir de nombreux Arts Martiaux.

L’école TAM TAO a choisi le bambou comme un de ses symboles, correspondant parfaitement à la maxime :

« PLIER MAIS NE PAS ROMPRE »

Tao-Tö-King chap.22

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Chào Lê – Bai To

« Commencez et terminez courtoisement » est un précepte commun à tous les Arts Martiaux. Au Võ-Duong vous apprenez d’abord à saluer, comme il vous faudra le faire au début et à la fin du cours ou encore pour l’exécution d’un Quyen.

Un salut se fait avec lenteur, concentration, cérémonie; il est une marque de respect envers l’autre ou l’esprit d’un Quyen. Il est également une transition, soit préparatoire au combat, soit retour au calme.

La réunion du poing droit imbriqué dans la main gauche, symbolise « la rencontre du soleil et de la lune ». Ce salut est tout un symbôle; le poing fermé est censé représenter les forces positives (duong), et par extension le soleil, et la paume les forces négatives (âm), et par extension la lune. Or dans l’écriture chinoise, l’idéogramme « soleil » accolé à l’idéogramme « lune » forme un nouvel idéogramme qui se dit « clarté », « clairvoyance » (minh).

Le grand salut de début et de fin de cours se situe après une période de concentration (tinh tâm : calmer le coeur, l’esprit) où les Võ-sinh se préparent mentalement à entrer dans le cours et recevoir l’enseignement, ou à le quitter pour retrouver, sereinement, leur vie quotiedienne.

Le salut debout (lê-dung) de l’école Tam tao se fait également avec la réunion du poing droit et de la main gauche, puis l’on décrit un cercle devant soi, en passant devant le coeur, le plexus solaire pour revenir au point initial. Le coeur symbolise le courage et l’esprit (shen) et le plexus solaire l’activité, l’énergie (dantien du milieu), ce salut peut s’effectuer en cercle, symbôle d’unité et d’égalité, dans ce cas il remplace le salut à genoux. « Je salue et en pleine conscience, je déploie mon courage et mon énergie ».

Le salut à genoux est un temps de recueillement, par lequel on honore la mémoire des ancêtres des Arts Martiaux. Par ce salut on marque notre attachement au passé et à des êtres sans lesquels nous ne pourrions pratiquer aujourd’hui. ce salut n’est exécuté dans notre école que par les disciples et enseignants, ceux qui marquent un réel attachement à l’art et ressentent profondément cette cérémonie.

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Le Viet-Vo-Dao Le Ba Gua Zhang Le Qi Gong

Le Viet-Vo-Dao Art Martial vientnamien est un art de la vie face aux agressions de toutes sortes.

Le Viet-Vo-Dao recherche l’harmonie. Pour s’en appocher, il propose un travail diversifié qui regroupe les formes suivantes :

Formation du corps : assouplissement – renforcement – endurcissement – sauts – roulades – chutes.

Techniques de base: positions – poings – pieds – barrages – coudes – genoux – projections – esquives – balayages.

Formes des mains : paumes, tranches, piques, griffes, marteaux…Avec dévelopements par 2.

Quyen : ces enchaînements de mouvements traditionnels ou actuels, développent concentration et mémoire gestuelle.

Les respirations : apportent détente, contrôle de soi et augmentent la résistance à l’effort.

Armes traditionnelles : l’apprentissage des armes est une des composantes essentielle des Arts Martiaux traditionnels, bâton long, bâton court, sabre, fléau, épée sont abordés dans un premier temps. D’autres suivent comme : la hallebarde, la lance, les armes doubles.

Défense rapprochée ou self défense. Elle offre des possibililtés de défense et de neutralisation et confère un sang froid, une confiance en soi ou en toutes circonstances la défense doit être mesurée et proportionnée à l’attaque.

Poing vitaux : études des points vitaux que ce soit dans un but martial ou thérapeutique.

Hommes, femmes, enfants peuvent pratiquer sans danger le Viet-Vo-Dao, art qui leur permet de s’exprimer selon leur âge et leur morphologie.

Sa devise exprime son but : « Être fort pour être utile« .

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UNE DISCIPLINE DU CORPS ET DE L’ESPRIT
Le « Ba Gua Zhang » est une discipline du corps et de l’esprit; basée sur des exercices très lent, elle fait mieux circuler l’énergie en conjugant respiration, concentration et mouvements.
L’homme est en mouvement entre Terre et Ciel. La marche en est l’exmple le plus simple et le plus évident. La pratique du « Ba Gua Zhang » réalise une union entre le haut et le bas, elle relie notre aspiration vers le ciel et notre enracinement dans la terre. Par la présence de la souplesse et de la stabilité, le mouvement peut alors être ouvert, ferme et harmonieux.
Privée de ses racines une plante ne peut grandir, privée de la lumière elle ne peut s’épanouir.

LA CIRCULATION DE L’ENERGIE ET SA REGULATION
Grâce à l’association mouvements, respiration, concentration, l’élève prend conscience de la circulation de l’énergie. Lorsque nous nous sentons fatigués, nous croyons qu’il s’agit d’un manque de réserve, mais ce n’est pas toujours le cas. Nous agissons fréquemment en alternance entre la dissolution et la crispation qui s’accompagnent de tensions nerveuses et de sentiments de découragement. On peut remarquer souvent une disproportion entre la dépense énergétique de certaines actions ou gestes et ce qui est réellement adapté à leur réalisation. De ce point de vue le « Ba Gua Zhang » permet de développer une qualité d’énergie qui accroit la capacité d’être actif avec attention et souplesse à l’inverse de la dispersion et de la force rigide.
Cette régulation de l’énergie se manifestera également dans la vie quotidienne et apportera un bienfait pour l’organisme entier.

UNE PRATIQUE MARTIALE
L’exercice à main nues est principalement l’art de l’esquive et du déplacement. Son but est de sentir, d’entendre, de comprendre et d’évaluer la portée et la direction de l’énergie de l’adversaire. Par l’évolution des jeux de mains et de jambes, tout le corps devient vivant et intelligent, de sorte qu’il puisse sentir la mesure de l’énergie dès le premier contact.

Dans sa dimension martiale l’énergie n’a que deux « espèces » :

  1. l’énergie tenace qui est la capacité pour tout le corps de recevoir et résister à la force venue de l’extérieur;
  2. l’énergie élastique qui est la capacité pour tout le corps de contracter et de détendre soudainement les muscles pour déplacer ou atteindre ce ou celui qu’il contacte.

L’énergie tenace est comme un arc et l’énergie élastique comme une flèche, si l’arc est solide et résistant il projette la flèche plus loin.

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GYMNASTIQUE ENERGETIQUE CHINOISE

Le Qi Gong est une gymnastique énergétique de santé et de longévité.
Sa pratique se fonde sur 3 principes :
  1. le contrôle du mouvement, lent, naturel et détendu;
  2. le contrôle de la respiration douce et synchrone avec le geste,
  3. le contrôle de la pensée, qui dirige le Qi (souffle vital) à l’intérieur du corps.

Les appications du Qi Gong sont d’ordre général et préventif :

  1. assouplissement, détente, relaxation
  2. equilibre psychosomatique : sensation de bien être
  3. meilleur sommeil, meilleure vitalité
  4. prévention des maladies, accélération de la convalescence.

Le Qi Gong dans les Arts Martiaux :
Se perfectionner en Qi Gong ne peut qu’augmenter les performances et la jouissance d’un épanouissement énergétique optimum dans la pratique de tous les Arts Martiaux, qui tout compte fait, finalise la même recherche.

Le Qi Gong est une voie de développement personnel et d’épanouissement spirituel.
Certaines qualités se développent comme le calme, la sérénité, la distanciation par rapport aux émotions, le lâcher prise.

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A l’instar d’une vie, une philosophie n epeut être expliquée en quelques mots, fussent ils les mieux choisis.
Nous pouvons néanmoins en tracer quelques lignes.

Quelques soient les styles d’Arts Martiaux pratiqués aujourd’hui tant en orient qu’en occident, les pratiquants atteignant un certain niveau, se découvrent le même but.
A savoir utiliser leurs connaissances, fruit d’un travail assidu, afin de fortifier leur corps, et parvenir à la sérénité de l’esprit.
L’équilibre avec le physique et le mental, implique très naturellement l’harmonie nécessaire pour faire d’un homme ce qu’il doit être : calme, serein, ouvert, à l’écoute des autres, capable de décision en accord avec les situations pouvant se présenter. « ETRE EN ACCORD AVEC LUI MEME AFIN D’ETRE EN ACCORD AVEC LES AUTRES« .

La philosophie des Arts Martiaux pourrait être : paix, conscience et respect de tout ce qui est la nature, source de vie.

Bien des néophytes ne comprennent pas les Arts Martiaux, parce qu’ils sont souvent mal ou pas informés, pour eux, Arts Martiaux est synonime d’homme fort, ,donc dangereux.

Par ailleurs, certains pratiquants mal dirigés peuvent donner effectivement cette image de violence, qui à grande échelle, donne à penser aux conflits que l’homme s’impose, à croire qu’il ne peut se réaliser que par la force et la domination du plus faible que lui.
Il s’en suivra des sentiments d’incertitude, de doute, d’insécurité et de peur. les hommes s’éloignent ainsi les uns des autres.
« L’ART MARTIAL VERITABLE EST CELUI QUE L’ON PEUT PRATIQUER JUSQU’A SON DERNIER SOUFFLE« .

Une philosophie ne peut s’expliquer en quelques mots ou pensées.
On ne recherche pas la philosophie des Arts Martiaux, elle s’impose d’elle même, « C’est une philosophie de la sagesse ».

Son but : « DEVENIR UN HOMME VRAI – ETRE FORT POUR ETRE UTILE« .
« L’homme sans tradition est un homme sans racines : comme un arbre, il est mort sans avoir vécu ».

Maître NGUYEN Dan Binh

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